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Congrès 2008 de la FQM
Solidifier les bases de l’occupation du territoire

Avec la venue de septembre s’amorce toujours un temps de réflexion pour la FQM.

C’est l’heure des bilans, de faire le point sur les actions que nous avons entreprises et celles que nous voulons porter plus loin.

bgenereux2.jpgSeptembre est aussi synonyme du Congrès annuel dont le thème est Occuper le territoire : une dynamique de concertation. Lors de notre Forum du samedi matin, qui mettra en scène plusieurs acteurs représentant la diversité des milieux, ce sera l’occasion de compléter la réflexion entamée l’année dernière à ce propos et de générer de nouvelles idées pour dynamiser les territoires.

Bien du chemin a été parcouru durant la dernière année. L’occupation dynamique du territoire est une expression que l’on entend de plus en plus, et nous avons reçu une bonne écoute du gouvernement. Mais comment se fait-il que presque aucune action concrète n’ait encore été traduite sur le terrain?

Il y a bien eu une somme de 50 millions accordée aux municipalités dévitalisées et une annonce de 20 millions pour les technologies haute vitesse en région. Mais concrètement, ces investissements demeurent beaucoup trop marginaux pour assurer une relance des régions. Il faut sortir du virtuel et attaquer le nerf du problème par une opération systématique. L’occupation du territoire est loin de n’être que l’affaire du ministère des Affaires municipales et des Régions. Il s’agit d’un enjeu qui concerne tous les ministères, pas juste un slogan électoral. Il est temps pour le gouvernement d’agir et de démontrer sa volonté d’aider les régions en reconnaissant l’importance qu’il leur accorde.

Les priorités de la FQM pour les prochains mois sont inévitablement enclavées dans cette notion. La diversification des sources de revenus est sans aucun doute la plus cruciale pour amorcer le mouvement de relance et s’assurer que les municipalités contribuent de nouveau à la richesse collective québécoise. Je crois fermement que les communautés doivent être impliquées dans le développement économique de leur territoire à long terme.

Les redevances sur les ressources naturelles sont un bon exemple pour diversifier les sources de revenus des municipalités. La FQM a d’ailleurs fait parvenir, en juin dernier, une lettre au premier ministre du Québec, Jean Charest, exprimant sa volonté de faire en sorte que les municipalités puissent être dotées de moyens substantiels pour faire face aux récents développements en ce qui concerne les filières énergétiques et les ressources naturelles. Il n’est pas normal que les municipalités assistent, en spectatrices impuissantes, à l’implantation de projets éoliens, miniers ou de minicentrales hydroélectriques, sans posséder d’outils pour négocier d’égal à égal avec les multinationales.

Sans levier financier pour les appuyer, les municipalités risquent de perdre leur indépendance et de se retrouver à la solde des compagnies qui, elles, accapareront les richesses et le développement local. Je pense que le gouvernement doit encadrer ces interventions ainsi que développer une stratégie pour que les municipalités cessent d’être vulnérables face aux multinationales et qu’elles obtiennent la juste part qui leur revient.

Passer de la théorie à la pratique et aux mesures concrètes, voilà le défi qui attend le gouvernement et que la FQM va constamment lui rappeler. Il est temps qu’il se penche sur les moyens de mettre en pratique nos suggestions sur l’occupation dynamique du territoire. Je suis convaincu qu’un des moyens les plus efficaces réside dans la modulation des programmes ainsi que dans l’élaboration d’un plan d’action pour les municipalités dévitalisées qui n’avait toujours pas vu le jour au moment de mettre sous presse et que nous attendons depuis février dernier.

Enfin, je glisse un mot sur la volonté de la FQM de tisser davantage de liens entre Montréal et les différentes régions du Québec, dans un avenir rapproché. Je crois que la mise en valeur des éléments de complémentarité avec la métropole, créer des ponts avec elle, peut-être sous la forme de partenariats, ainsi que la création d’un climat de complicité seront des atouts majeurs pour garantir aux régions l’obtention de leur juste place sur l’échiquier politique du Québec.

Bon congrès à tous!