Chers collègues et amis,
L'année 2009 apparaît des plus prometteuses avec l'annonce faite récemment de la nomination pour la première fois d'une ministre responsable de l'occupation dynamique du territoire en la personne de Mme Nathalie Normandeau, ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire.
Cette nomination constitue un signal sans équivoque du gouvernement à l'effet qu'il donnera suite à une demande historique de la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) en mettant enfin en oeuvre une véritable Politique d'occupation dynamique du territoire. Imaginée et défendue par la FQM, comme en fait foi d'ailleurs la résolution unanime adoptée dès le Congrès de 2007 et le projet préliminaire déposé au premier ministre Jean Charest au début de l'année 2008, cette initiative permettrait de se doter d'une vision globale claire pour assurer le développement économique et la prospérité de toutes les régions du Québec, rurales comme urbaines.
Dès sa nomination, j'ai informé la ministre Normandeau que je souhaitais entreprendre rapidement le travail avec elle afin de faire une réalité de cette Politique qui devra être assortie de nouveaux moyens de développement pour les régions, comme l'autonomie municipale de même que des redevances sur les ressources naturelles et la production d'énergie. Pour moi, le contexte de crise financière et économique fait en sorte que notre projet est plus que jamais nécessaire afin de contrer des phénomènes comme l'exode des jeunes et la dévitalisation des économies locales en remettant les territoires en mode développement par des investissements structurants et bien ciblés.
Pour aider les régions du Québec à faire face à la crise, j'ai d'ailleurs écrit personnellement au premier ministre afin de réclamer une série de mesures rapides et musclées. Les demandes que je lui ai présentées s'inscrivent en droite ligne avec nos attentes formulées à l'occasion de la dernière élection et qui ont fait l'objet d'engagements fermes de la part des chefs des trois principaux partis lors de leur passage à l'assemblée des MRC, le 3 décembre dernier.
Ainsi, j'ai fait valoir à M. Charest qu'une bonification de l'enveloppe gouvernementale consentie pour la réfection et l'amélioration des infrastructures municipales viendrait répondre aux besoins sur le terrain et contribuerait à insuffler un vent de dynamisme à l'économie québécoise en créant des milliers d'emplois partout sur le territoire. En plus des infrastructures traditionnelles, des investissements massifs sont également requis afin de brancher les 200000 clients résidentiels répartis dans plus de 250 municipalités qui n'ont toujours pas accès à Internet haute vitesse. Il m'apparaît essentiel pour le Québec de se doter d'un plan numérique, à l'instar de la France et de plusieurs pays de l'OCDE, dont les objectifs seraient de rendre Internet haute vitesse disponible sur tout le territoire et de favoriser l'appropriation du potentiel des technologies de l'information par les citoyens, mais aussi par les entreprises.
Considérant le potentiel extraordinaire que présente le développement des énergies renouvelables, la FQM a aussi demandé au gouvernement d'accélérer la mise en place du programme concernant les petites centrales hydroélectriques communautaires, en plus de réviser le prix plafond pour le bloc d'énergie éolienne communautaire qui, à 9,5 ¢/kWh, est beaucoup trop bas pour assurer la viabilité des projets. Afin d'accélérer et de faciliter le développement des projets et d'en maximiser les bénéfices pour les communautés, j'ai également soulevé l'idée de créer un fonds gouvernemental dédié à la réalisation de projets énergétiques ou permettant de garantir des prêts à faible taux d'intérêt.
Enfin, compte tenu de la crise qui sévit depuis quelques années dans les secteurs manufacturier et forestier, la FQM croit que de nouvelles mesures s'imposent afin d'accompagner adéquatement les communautés et les travailleurs et leur permettre de traverser cette période de restructuration.
Si l'année 2009 risque d'être des plus chargées, certains signaux me font l'entrevoir avec optimisme. Je pense, entre autres, à l'élection récente à l'Assemblée nationale de pas moins de cinq de nos membres, dont M. Jean Paul Diamond, ancien maire de Saint- Alexis-des-Monts, préfet de la MRC deMaskinongé et administrateur de la FQM. Autant de personnes qui partagent nos revendications et qui seront donc à même d'influencer les décisions à venir pour le mieux-être des régions et des municipalités du Québec.
Bernard Généreux
Président
Maire de Saint-Prime
Préfet de la MRC du Domaine-du-Roy
