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Lettre ouverte

5 000 emplois en région : l’État doit occuper son territoire

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La ministre responsable de l’Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, déposera prochainement son plan pour le transfert de 5 000 emplois gouvernementaux en région. Nous saluons la volonté dont fait preuve la présidente du Conseil du trésor dans l’élaboration de ce projet.

Après des décennies de fermeture de bureaux en région, l’État ne respecte plus son rôle fondamental d’assurer l’occupation du territoire. Le gouvernement actuel l’a compris, et c’est pourquoi il s’est engagé à procéder à ce transfert comme l’ont demandé, à l’occasion du dernier scrutin québécois, les 1 000 municipalités locales et régionales réunies au sein de la FQM. Ce plan doit être obligatoirement structurant pour la présence et l’action de l’État, en plus d’entraîner un tournant dans sa manière d’intervenir au sein de nos communautés. Il doit inclure le transfert de postes décisionnels, de même que de professionnels, afin de contribuer à la modulation des services de l’État, et ce, en fonction des réalités locales, partout sur le territoire.

Ramener des gens en région, c’est un gain réel pour la vitalité de nos municipalités, mais cela permet également de marquer un changement profond dans le fonctionnement trop centralisé de notre gouvernement. En effet, un État présent sur le territoire, ce sont des programmes et des politiques adaptés au milieu. L’État a déjà été plus présent en région, et cette présence permettait de moduler son action au bénéfice du milieu. À cet égard, le transfert de ces emplois est une occasion de redonner aux directions régionales le pouvoir d’agir sur les politiques et d’avoir une présence significative dans le milieu. Il ne faut pas que soient comptabilisés des besoins opérationnels, existants ou futurs, qui seraient de toute façon comblés, par exemple dans le système de santé.

Le transfert de 5 000 emplois en région et l’engouement notable observé depuis quelques mois pour les régions du Québec sont d’excellentes nouvelles. Leur concrétisation contribuera à la vitalité des communautés, à l’utilisation optimale des infrastructures en place et à la rentabilisation des services publics. Bien qu’un certain rattrapage soit évidemment nécessaire, l’infrastructure régionale est en place et peut accueillir de nouvelles familles. L’augmentation de la population et son rajeunissement faciliteront l’investissement dans les services et l’offre sportive et culturelle.

L’annonce de mars dernier du déploiement d’Opération haute vitesse, visant à brancher tous les foyers québécois à Internet haut débit avant l’automne 2022, contribuera à la réussite de ce mouvement en fournissant un service essentiel à tous les Québécois et Québécoises, sur l’ensemble du territoire. L’échéancier clair, fourni par le gouvernement, aide déjà les municipalités à attirer les familles chez elles.

Nous ne devons pas opposer les intérêts des habitants des régions à ceux des grandes villes. La mise en œuvre de ce projet gouvernemental répond aux aspirations de plusieurs travailleurs et travailleuses qui souhaitent changer leur mode de vie et recherchent un environnement moins urbanisé. Par ailleurs, un petit nombre d’employés peut avoir un impact important sur le développement économique dans les municipalités en région, un impact bien plus grand que celui qu’il pourrait générer dans les grandes villes.

Le gouvernement doit gérer l’effet de la pandémie sur les centres-villes sans mettre dans l’équation les régions qui ont payé depuis des années le sous-investissement public en secteur rural. La venue de ces employés aura un impact positif significatif sur les économies de nos communautés. Ce plan doit donc être mis de l’avant sans réserve, dans un esprit de modernité et d’accommodement des familles québécoises.

 

Jacques Demers
président,
maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog